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LE FLUX ET LE REFUS

tome 1


GENÈSE

deuxième partie




VERSION NON-RELUE ET NON-CORRIGÉE PAR UNE AUTRE PERSONNE QUE L'AUTEUR




HISTOIRE 1


1/10

— Bonjour Mabrouk.

— Salut Julien.

— Ça c’est bien passé hier ?

— Oui. Tu viendras un autre jour et tu feras le job.

— Ça marche.

— Bon on a bien compris que c’était ton père qui était à l’origine de ce surnom, l’artiste, mais ce n’est pas le seul que tu es eu n’est-ce pas ?

— Oh non le tunisien. Il y a eu TUB.

— On dirait le nom de scène d’un acteur de film porno.

— Non la rue. Thubaneau. J’ai habité là-bas au 23 avec Aline. Je venais de rentrer dans la vie active après avoir fini mon service militaire. On se connaissait d’avant. Nous étions étudiant chacun dans des BTS différents sur Le Bateau dans les quartiers nord. Elle en communication et moi en expression visuelle option image de communication. J’arrivais en première année et elle était déjà en deuxième année. Elle avait les cheveux courts et noirs. Elle était incroyablement belle comme toutes les personnes androgynes. Son sourire qu’elle a toujours aujourd’hui et qu’elle a donné à ses enfants, pouvait réchauffer n’importe quelle ambiance ; tous ses clients d’hier et d’aujourd’hui en sont garants. Nous avons écumé tous les cinémas d’art et d’essaie de Marseille avant de s’embrasser pour la première fois. Le Breteuil, Le Nouveau Paris et le seul qui existe encore Le Variété.

— Tu oublies Le César.

— J’avais 3 ans de moins qu’elle mais on paraissait le même âge. Nous avons habité dans un duplex au dernier étage d’un immeuble fraîchement rénové. J’avais 22 ans, elle 25 et nous étions les rois du monde. La rue où nous habitions c’était l’ancienne rue de putes, et TUB ça avait fait rire Beb, un ami à moi qu’Aline n’a jamais rencontré.

— Et TRIPLE M et sa variation TRIPLEAIM ?

— C’est Katou une nîmoise.

— Une autre de tes ex’ ?

— Non grand dieu, une grande sœur, avec un écart d’âge de cinq. En BTS au lycée Saint-Exupéry j’étais le plus jeune de la promotion et elle la plus âgée.

— C’est lequel que tu préfères ?

— Celui que je me suis choisi. Le méditerranéen.


2/10

— C’est mon fils.

— Il est beau. Il est avec toi ?

— Non il est au bled avec sa mère.

— Tu ne le vois pas souvent.

— Pas assez. Mais arrêtons ce mélo et parle nous du Mexique puisque tu as dit à Joaquin que le NINE FRAME du jour porterait sur sa ville Mexico.

— MARSICO. Comme souvent ce n’est pas moi qui trouve le nom de mes projets.

— Tu as remarqué que ce sont tout le temps des femmes qui le font à ta place ?

— Oui c’est vrai. Le problème c’est que je me retrouve souvent à les mener seul.

— Et pourquoi ?

— Il se trouve que certaines ont imaginé des stratagèmes pour pouvoir m’approcher et les projets artistiques c’est mon talon d’Achille.

— Il y a pire comme approches déguisées.

— Je ne me plains pas.

— MARSICO serait donc une entourloupe que fomenterait Nathalia à ton encontre ?

— Non grand dieu. Je ne pense pas qu’elle ait particulièrement envie de m’approcher et des projets elle doit en avoir à ne plus savoir qu’en foutre. C’est juste amusant quand on sait ce qui s’est passé en 2015 pendant la fête des morts.


3/10

— C’est moi qui reprend les opérations en mains.

— Mais tu es qui toi ?

— La fille de la caissière que tu croyais être la femme du patron. Tu n’as vraiment pas les yeux en face des trous.

— Mais comment tu me parles ? Tu as quel âge ?

— Je suis en CM1, fait le compte.

— Avec Mabrouk c’était cool, toi tu es en train de me…

— Hey l’artiste n’oublie pas à qui tu parles.

— Ta mère est d’accord.

— Oui tu lui as demandé.

— Mais on ne va jamais arriver à parler du Mexique Pu…

— Quoi ?

— Purée.

— J’aime mieux ça.

— J’ai déjà pratiqué le Maroc et la Tunisie, mais toi c’est autre chose.

— L’Algérie.

— Oh P… Et tu fais tes devoirs ?

— Non j’écris un livre.

— Moi aussi. Toi tu écris en parlant à ton mobile. Je ne sais pas faire. Tu veux que je te propose un deal ?

— Essaie toujours.

— Tu m’apprends à parler aux portables et moi je te transforme ton téléphone en machine à écrire.

— Deal.

— Je sens qu’on va faire de grande chose tous les deux. Tes parents ont tout compris.


4/10

— J’avais commencé à prendre des photos avec mon iPod Touch depuis peu. Je décidais d’aller payer mon respect à mes grands parents enterrés au cimetière Saint-Pierre. Je pars beaucoup trop tôt, je marche mal mais je tiens la forme. J’arrive sur les lieux bien trop en avance. Il est 6 heures du matin et le cimetière ouvre à 7h30. Il y a de la lumière provenant du crématorium. Et là black-out. Je ne me rappelle plus de rien. Comment je me suis retrouvé dans le cimetière avant l’heure ? Est-ce que je suis passé en loucedé ? Est-ce qu’une personne du crématorium m’a laissé rentrer ? Peut-être que je me suis téléporté ? Je ne sais plus.

— Moi faut que j’aille en classe Julien.

— Okay à très bientôt Nihel.

— Tu mens comme un arracheur de dents. Les algériens et les algériennes tu connais très bien, elles et ils t’ont donné aussi un surnom.

— Oui mais comment le sais-tu ?

وادي.

— On peut dire aussi ouadi.

— Je préfère oued. Il s'anime lors des rares et fortes précipitations. Le plus souvent à sec, il peut connaître des crues spectaculaires, charriant d'énormes quantités de boue, qui provoquent parfois des changements de lit. C'est pourquoi on dit d'un oued qu'il roule plus qu'il ne s'écoule. Allez je bouge l’artiste, à bientôt.

— Parler comme Wikipédia je sais aussi faire et Michel avait tout compris en étant franc-tireur à ce sujet.

— C’est bien la seul chose que j’aime chez lui, son rapport à la technique.


5/10

— À l’intérieur c’était le darkness mais sans la peur, comme dans le morceau de la playlist 2011 qui fait l’introduction. On voyait au loin l’hôpital de la Timone avec des petites lumières crépitantes. Il faisait froid et sec. Et l’aurore est apparue ; luisante, brillante et rosée suivant l'aube et précédant le lever du soleil. Ce fût comme un commencement.

— Et là c’est quoi l’artiste ?

— C’est qui. C’est Le Robert Julien.

— Je ne pensais pas que tu aurais besoins de broder pour cette histoire.

— Je trouve le caveau de mes grand-parents. Santo.

— Le nom de la princesse napolitaine. Nous aurions pu être des héritiers toi et moi.

— Mais il aurait fallu s’appeler Jean-Claude.

— Et la Sicilienne à dit : « On ne nous achète pas. »

— Le prince corse a adoré. Le père aujourd’hui regrette que la transaction n’est pas eu lieu. Il est faible et il a été marié à une femme forte. Pas puissante.

— Et nous nous sommes le fruit.

— Je prends des photos mais je ne poste pas. Je ne peux pas.

— Et oui tromblon, tu l’as déjà dit. Ton outil est un iPod Touch, sans possibilité d’insérer une carte SIM.

— Il faudra donc attendre d’être rentré à la maison.

— Le retour se fait comme à l’aller dans un désordre rythmique de foulée et de posés de pieds qui nous coûterons plus tard très cher.

— Nous y sommes, aucun signe de fatigue, tout excité de poster le fruit de notre labeur. Tout le monde dort encore dans l’appartement.


6/10

— Notre premier c’était lequel ?

— C’était en 2007.

— Nous étions ensemble mais seul comme souvent.

— On s’était rendu compte de la force de la chose en 1993 quand tout était devenu bleu dans les yeux de Juliette.

— Quel âge avions-nous ?

— 15 ou 16 ans.

— C’était aussi notre première fois avec Delphine.

— Première fois pour elle aussi.

— Alors tu le craches le morceau.

— 21, mais tout léger. Nous sommes même retournés le voir accompagné.

— Et ensuite ?

— Rétrospective inversé avec les chiens.

— D’ailleurs il va falloir leur poser la question à toutes et tous là-bas. Pourquoi cette obsession avec cet animal au pays des olmèques ?

— Puis en désordre et non exhaustif.

— And your mother as well.

— Mamacita.

— No.

— Non non ça c’est chilien. Il n’y que l’acteur principal qui est mexicain.

— 2016.

— Oh oui.

— Alfredo nous avait dit : « Ce film c’est toi Julien. »

— Interdit au moins de 16 ans à sa sortie en France.

— Dans une région aussi sauvage c’est mérité.

— Putain si on pouvait mettre le nom d’Alfredo ça nous mettrait peut-être en orbite.

— Qui sait un jour il acceptera qu’on affiche son portrait fait en gare TGV d’Avignon sur notre site internet ?

— Je crois que la prochaine fois qu’on le verra il nous le demandera à genou(X) pour la nouvelle version.

— Il nous le doit bien, à nous faire mettre à poils dans son salon et de ne pas arrêter de se marrer et avec son accent mexicain : « Alors toi tu veux y arriver. »

— “I want to make history.”

— ”Where do we start?“ Monsieur aime les TV séries pointues tirées au scalpel du début du siècle dernier nimbé d'électro.


7/10

— Tu as mis du temps à enfin parler de cette rencontre.

— Une de mes plus belles et dont je suis le plus fier.

— Donc nous étions rentrés au bercail et tout le monde dormait.

— Ça c’est bien notre fierté. Malgré les disputes à répétions et à toutes heures en se pendant à la fenêtre du quatrième étage pour me faire croire qu’elle allait voler, ils ont toujours dormi vite et à poings fermés.

— À l’époque elle était en publique sur Instagram, ce n’est que depuis quelques année qu’elle est passé en privé et elle m’a embarqué dans ses aventures.

— Mais aujourd’hui m’ouvrir la porte sur mon compte qui compte, @triplejulienalbertini, cela représente plus. Elle doit se dire que je suis peut-être prêt ?

— C’est allé assez vite, il ne t’a fallu que 7 ans.

— Oula, ne crions pas victoire trop vite veux-tu ?

— Je postais mes images et à l’époque l’algorithme ne tordait pas tout. On voyait uniquement ce que les autres postaient dans le temps réel.

— C’était pertinent de poster de façon compulsive comme tu le faisais.

— Elles et ils m’ont pris pour un fou. Elles et ils n’ont rien compris.

— On parlera de l’écrasement des images sous un flux dense un autre fois l’artiste.

— Oui il vaut mieux Julien.

— Je poste donc et ensuite je regarde qui a fait de même.

— Elle aussi. La fête des morts mexicaine. C’est une toute autre biberine.

— Là aussi on ne développera pas, c’était juste plein de joie avec ce qu’il faut de violence.

— De mes souvenirs nous avons conversé en publique dans les commentaires.

— Elle like une photo de mon plus jeune fils qui joue sur son iPod.

— Oui ils m’ont rejoint, ils sont là autour moi. Ils se couchent et se lèvent tôt.

— Est-ce que je lui parle de Carlos ? De sa performance d’actrice avec lui ? Je suis lourd mais je ne vais pas jusqu’à lui dire que je la trouve belle.

— Je dis projet.

— Elle répond MARSICO.

— Et bien soit il en sera ainsi. J’arrive.

— Peut-être que tu pourrais dire son nom pour une fois ?

— Nathalia Acevedo.


8/10

— C’est tout Julien.

— Tu sais très bien que non l’artiste. Corée.

— Séoul.

— Si le lien se fait entre Bruno et Carlos, il se fait aussi entre Mexico et la capitale du pays d'Asie de l'Est.

— Sans conteste les deux meilleures nations de cinéma de notre époque contemporaine.

— La même qu’avec le Mexique.

— Oui mais avant il faut expliquer Bruno.

— J’ai rencontré Carlos et Bruno au même moment, et avec les deux j’ai fait des rétrospectives chronologiques. La série de Bruno pour Arte, seulement la première saison, c’est juste hilarant. Même la franco-marocaine s’est pissée dessus et l’a fait voir à son fils malgré la femme morte, nue et enchaînée à un caillou que nos petites têtes blondes ne voient pas parce que c’est bien fait.

— C’est parti. Le vieux garçon. 2003. Faut oublier l’adaptation de Spike.

— Oui, c’était mieux quand il faisait ce qu’il fallait faire plutôt que de faire le guignol à Cannes habillé comme l’as de pique.

— Tu parles trop, tu me donnes soif.

— Mon film de vampires préféré. Je n’aime pas trop employer cette expression, mais je ne vois pas qui pourrait détrôner Park Chan-wook.

— Va trouver le prénom là-dedans.

— Deux scènes.

— Celle de la transformation.

— D’elle. Et celle des chaussures.

— La mer jaune. 2010.

— Le chasseur. 2008. Avec les mêmes acteurs mais en inversé. Et le réalisateur qui était scénariste dans le premier.

— Et pour couronner ‘Blood and bones’. 2004.

— Japonais le réalisateur.

— Oui une sorte de pied noir venu du pays divisé depuis 1945.


9/10

— J’ai été perdu à ton sujet. Je n’ai jamais su si tu te rendais compte ou pas. Est-ce que tu planes ou est-ce que tu as tes deux quilles plantées dans le sol ? Après avoir fait son portrait dans la rue, j’ai proposé à Manu de continuer à faire des photos en lui disant que ça pourrait lui faire du bien. Il habite dans le quartier ou je vis en ce moment. Il était une figure du cours Julien quand j’avais la vingtaine. Après je suis parti en Afrique australe. Je devais rester 3 mois, ça a duré 6 ans. Sa femme est morte et lui a eu un grave accident un mois après. Il y a aussi cette phrase du podologue : « Vivre fait mourir. » J’ai laissé encore beaucoup d’affaires chez toi dont ma sono. C’est la première chose que je me suis achetée à la perception de mon premier salaire en 1998. Tu peux la garder. Ce que je veux c’est toujours la même chose. Ma capote de voyage pour mon sac grand format. Elle tu me la dois. Si tu veux avoir solde de tout compte avec moi, il faudra que tu en passes par sa conception.

— Ça va l’artiste, c’est sobre et compréhensible. Mais pourquoi avoir mis cet auto-portrait de nous avec un regard si noir ?

— Parce je pense qu’elles et ils croient que je me suis ramolli alors que je suis remonté comme une horloge Julien.


10/10

— Ça te plaît ce que je te mets dans les oreilles Julien ?

— Ouais c’est bon. Et tu n’hésites pas à mettre le volume Hakif.

— Faut ce qu’il faut l’artiste.

— Ça vient d’où ?

— Syrie ou Liban.

— Et toi ?

— Turquie mais née à Marseille.

— Je vais revenir.

— Tu es le bienvenu.

— J’ai demandé au jeune de chez Hatem un fauteuil roulant pour prendre les photos qu’il veut que je fasse dans le 15ème arrondissement demain.

— À cause de ta périostite.

— J’espère que ça ira mieux. On ne se serait jamais rencontré sans elle. Tu m’aurais vu ce matin dans le métro, j’ai même essayé de marcher comme Michael en moonwalk pour voir si c’était moins douloureux comme ça.

— Tu vas photographier quoi ?

— Ce que je préfère.

— Une femme.

— Non des enfants.




HISTOIRE 2


— Ils m’ont craché dessus.

— Tu l’as bien cherché Julien.

— Continue à te la jouer la libertaire inconséquente. Quand il s’agit de faire la pute pour tes patrons tu as la bonne raison. L’argent.

— Quel est le rapport ? Tu veux faire mal l’artiste. Fuck off!

— Tu parles trois mots d’anglais et tu fais l’originale au lieu de le dire en français. Suce ma bite la tunisienne.

— Et toi ta mère elle est née où connard ? Moi je parle arabe et toi ?

— Un jour je risque de parler cette langue mieux que toi en arrivant à prononcer correctement Tébessa.

— Cette ville se trouve en Algérie à 50 bornes de là où ta mère a grandi jusqu’à ses 8 ans. Elle remonte à l'époque antique, où elle portait le nom de Thevest francisé en Théveste. Elle dispose d'un patrimoine historique et archéologique antique important notamment dans sa médina toujours ceinte d'une muraille byzantine.

— True. Tu parles le Clics ?

— Le quoi ?

— Le khoïkhoï, une langue khoïsan parlée en Namibie, au Botswana et en Afrique du Sud par les Khoïkhoïs et les Damaras.

— Et c’est moi qui me la pète.

— C’est Mariam du Lesotho et qui habite à Joburg qui me l’a apprise.

— Joburg !?

— Johannesburg ou Jozi comme tu voudras.

— Ah va mourir l’artiste.

— J’ai besoin de prolonger mon exposition. Je paie.

— Combien ?

— Le tarif préférentiel que j’ai eu jusqu’à présent.

— Tu es à Paris en train de baiser avec cette salope d’algérienne cartomancienne et tu veux que je te fasse des faveurs.

— Pauvre truffe, tu as mordu à l’hameçon. Tu as vraiment un cerveau de poisson rouge Inès.

— Tu n’as rien fait avec elle, vraiment ?

— Non. J’ai besoin d’une semaine de plus. Vous m’avez assez mis de bâtons dans les roues avec la boule de haine dictatoriale. Je fais une semaine supplémentaire à l’appartement du Panier et tu ne me revoies plus jamais.

— Mais tu as encore des affaires à toi chez moi.

— Je verrai avec ton frère.

— Tu n’as pas son numéro Julien.

— Je me débrouillerai.

— Non tu attends que je revienne.

— Pars en croisière avec le plan cul de ta colocataire en Grèce et prolonge avec le pognon que je te rallonge.

— Tu sais que je ne suis pas…

— Je ne sais rien, tu es pire qu’un sicilien, tu n’as pas arrêté de me pipeauter.

— Non ce n’est pas vrai… C’est d’accord pour la semaine supplémentaire. Je raccroche.




HISTOIRE 3


1/3

— Pourquoi tu m’emmerdes comme ça en message privé Julien ?

— Porte plainte Titouane.

— Ah ta gueule, c’est l’autre qu’il faut que tu réduises en poussière après ce qu’elle t’a fait et de fait continue encore.

— Elle c’est le dédain, c’est tout ce qu’elle aura et c’est encore pire que tout. Si je ne parle pas d’elle, elle n’existe pas.

— Mae de deus.

— Tu parles portugais maintenant ?

— Sim um poco. Ma femme de ménage est portugaise.

— Celle de Viviane est brésilienne.

— Elle remplace donc les ‘T’ par des ‘CH’.

— Tu m’impressionnes sista, mais m’embrouille pas.


2/3

— J’ai dit à Charlotte Laugier, la girl du 15, qu’elle faisait parti de la team.

— Quelle équipe Julien ?

— Les girls du Dép’, les working girls tout en contrôle. La franco-marocaine est un morceau de choix dans la quadrille.

— Je t’ai dit que je la connaissais à peine, je regrette vraiment d’avoir été l’entremetteuse.

— Mais tu es folle, c’est elle qui a fait de moi une machine.

— Et la tunisienne, elle avait l’air si inoffensive. C’est toi qui l’a ramené chez moi au tout début de votre histoire.

— Tu connais son problème à elle. Mais je pense que c’est réglé. J’ai vu une photo d’elle sur le site de son employeuse, elle a un peu grossi. Elle elle m’a mis en orbite.

— C’est souvent le prix à payer quand on arrête l’abus du pousse-café. Toi aussi t’as rondi bro.

— Je t’ai dit que je serai chez toi en janvier et que ça allait me laisser le temps de me mettre aux dimensions pour passer correctement ta porte.

— Mais tu n’auras pas mon cadeau.

— La compagne de l'ébéniste va peut-être pouvoir s’en occuper, elle aussi tire des photos. Et puis au pire il y a la tireuse au main d’or dans ta ville qui doit avoir des contacts.

— Ils sont vraiment cons celui de la plage et celui de la sensibilité pelliculaire.

— J’ai mandaté deux anciens camarades. J’ai été un des premiers à dire à l'un que son travail était génial. L’autre il n’en avait pas besoin, il se le répète dans sa tête 9 fois par jour depuis des lustres.

— Comment pourrait-ils te faciliter la tâche à présent ?

— Référence papier pour le studio qui a presque les pieds dans l’eau et rendre la photo en poupée russe pour la chimie organique de la nomenclature des hétérocycles.

— Tu veux que je fasses quoi ? Je ne peux pas récupérer ton image, elle est déjà partie.

— C’est du passé, maintenant ‘KISS THE FUTURE!’

— Quand tu rentreras dans ce teeshirt à nouveau ce sera gagné mon frère.

— Faisons vivre cette série.

— C’est ma mission et je l’accepte. Tu passes alors en janvier, on va pouvoir s’en mettre une belle.

— Y’a intérêt, j’ai les aspirines et les citrates de bétaïne sur les starting-blocks.


3/3

— Qu’est-ce que tu vois au centre de la mosaïque du NINE FRAMES du jour sur @triplejulienalbertini Titouane ?

— Une de tes plus belles photos.

— M’embrouille pas j’ai dit.

— Une qui nous soutient.

— À quelle échelle ?

— 1.

— Est-ce que ça vaut la peine de la tirer à une autre ?

— Non.

— Pourquoi je vendrais ça moins cher qu’une 40x40 alors qu’en 20x20 c’est là que l’évidence opère ?

— Tu prêches une convertie Julien, tu sais que j’aime tes petits formats. Ce n’est pas la taille qui compte.

— Et maintenant que tu revois la mosaïque ?

— Je vois une super série. Pendant une semaine tu m’as défoncé sur Instragram, j’étais aux aguets, j’attendais la prochaine avec impatience.

— Et la première avec Thomas que je t’ai envoyée t’a tapée dans l’œil avant toutes les autres n'est-ce pas ?

— C’est vrai que j’ai flashé.

— Celle-là on pourrait la tirer en plus grand.

— Carrément. Sur un mur.

— Le cadeau pour Christophe, on avait pas dit que ce serait pour les remparts de Forcalquier ?

— Hey fais gaffe, c’était limite l’artiste. Je t'avais dit Playmobil* en 20x20 dans un cadre original.

— Il l’a était ?

— For sure, cette petite artisane assure.

— Un avion.

— Bon maintenant qu’on en a parlé, tu aurais choisi laquelle ?

— Tu as essayé Julien et plusieurs fois, mais j’ai fait la cliente optue : « C’est moi qui paie. »

— Ça tu ne l’as pas dit.

— Mais je l’ai transpiré.

— Tu as payé combien ?

— Le prix d’une photo artiste.

— Mais là il y a commande, donc je double comme les photos transformées.

— Tu l’as récupérée celle que Lolo le patrons du Lounge Étoilé t’a volée sur la table des négociations ?

— Non mais j’ai tout pour la refaire à l’identique. S'il l’a gardée, elle risque de lui avoir fait perdre le sommeil. En tout cas ça avait marché avec la franco-marocaine. Elle me l’avait rendu à genou(X) par l'intermédiaire du prof de math.

— Tu l’avais remboursée ?

— T’hallucines, elle m’avait payé le prix du tirage à l’époque : « Mon chéri. »

— Cécile n’est pas une mauvaise personne Julien.

— Non, mais elle n’a rien trouvé de mieux que de régler ses comptes avec les hommes à travers moi.

— Le père Julien.

— Je sais. La mère aussi.


*Playmobil est une marque de jouets allemande créée en 1974 par Hans Beck et Horst Brandstätter. « Vous levez la main en cadence comme des Playmobil. » François Ruffin aux députés LaREM en 2018




HISTOIRE 4


1/12

— Tout est parti de ton rade Bruce.

— Ce n’est pas mon problème ce qui t’est arrivé Julien.

— Et pourtant si. Si tu avais fait ce que je t’avais demandé et que tu avais accepté de faire rien aurait eu lieu.

— Je ne veux plus jamais que tu remettes les pieds au GRANVILLE/air, même trois ans après les faits.

— Quels ont était les faits le marlou ?

— Je t’ai dit que je m’en fiche. Dégage maintenant l’artiste ou je te casse la gueule.

— Oh le parisien tu t’es cru où là ? Je ne suis pas dans ton bar. Regarde bien, je suis dans la rue juste devant. Ton serveur s’est pris pour le patron de ses patrons et toi tu as fait la carpette. Je vais être plus exhaustif dans le TOME 2 de ma trilogie, mais pour résumer. En 2019 ton serveur Yacine a pris la mouche quand il a vu que j’avais pris sa copine-cliente en photo malgré le fait que je lui ai coupé la tête dans l’image. Elle, parce qu’elle est bardé de tatouages, disait qu’on la reconnaissait tout de même. C’est sûr qu’une meuf tatouée comme une bande dessiné aujourd’hui il y en a très peu. N’est-ce pas la petite boule ?

— C’est bon arrête. C’est vrai que toutes nos serveuses sont de vrais romans graphiques aujourd’hui. Mais…

— Y’a pas de mais. Un mois après l’incident, Yacine m’a servi un café que j’avais commandé dans ton bar alors que j’étais attablé seul en ta terrasse. Et un an après, alors que j’étais à ton  comptoir avec Greg le cordiste, j’ai passé ma commande et il m’a dit non.

— Oui c’est ce que tu m’avais raconté à l’époque.

— C’est qui le patron ? Lui ou toi ? J’attends Bruce. Je vais ajouter mes textes au fur et mesure maintenant. Lolo du Lounge Étoilé les connaît tous par cœur. Et comme je l’ai dit, c’est ici que je grave dans le marbre et pas sur Instagram. Linda l'a bien compris, et c'est une pro.


2/12

— J’ai peur. Je ne dors plus Julien.

— Ben oui Lolo, tu t’attendais à quoi ?

— Je veux te rendre ton triptyque(S){PANORAMIQUE(s)} transformé, je suis sûr que c’est à cause de lui. Il est signé mais pas tamponné.

— Alors il ne vaut rien.

— S’il te plaît reprends-le l’artiste. Pourquoi as-tu dormi autant de temps ? Te retourner le cerveau pour des êtres aussi insignifiants que nous.

— Je n’ai pas tant pensé à vous les marlous. Tu as arrêté de boire ?

— Il n’y a que ça qui me fait tenir mon ami. La blonde qu’on s’est passé de la main à la main avec Stevie n’en peut plus. Il faudrait que tu t’occupes d’elle.

— Tu sais qu’elle tape dans l’œil, mais je ne crois pas qu’elle est très envie avec moi.

— S’il te plaît le méditerranéen. C’est ma réputation qui est en jeu. Toi tu t’en fous mais pour la plupart d’entre-nous c’est indispensable.

— Capitaliste(S).

— Je ferais n’importe quoi pour la récupérer. Et puis se faire cocu par toi serait un honneur.

— Je suis très occupé tu sais.

— Please.

— Je vais voir ce que je peux faire, mais je ne te promets rien.


3/12

Ça monte les vues sur ton portrait épinglé dans mes réels sur @tripleaim Lolo. 890. [Toi tu es comme la mozambicaine, t’iras jusqu’à la mort]*. Tu sais ce que je crois Lolo ? Tu n’es pas le seul que j’ai étrillé ici, mais je pense qu’une de ces personnes pour se racheter auprès de moi va me ramener ta tête. J’ai rarement eu à faire à con pareil ; la partie vous l’avez perdue quand vous m’avez craché dessus et tu t’es enterré avec tes lieutenants quand tu m’as volé mais affaires. You will be wanted.


P.-S. Dis à Stevie qu’il ne me fait pas peur. Hier il a dû croire que je fuyais. Il m’a menacé à l’identique après que vous m’ayez craché dessus et rappelle-toi, Nacer de la Barjavelle a eu le bon réflexe. Ce serait la dernière chose à faire de lever la main sur moi mon ami. Bon courage le marlou.


4/12

— Laisse-moi faire une dernière photo Luna.

— Pas comme ça Julien… Oui c’est mieux. On a encore cinq minutes. Embrasse-moi.

— Bon voyage.

— Tu dois aller récupérer tes affaires aux objets trouvés tu m’as dit.

— Oui j’y vais maintenant ; on va voir ce qu’il reste de ce que Lolo m’a volé.

— Fais attention.

— Je vais mettre fin à cette mafia. Ces trous du cul ont des enfants et ils pensent qu’ils vont les faire passer à travers.

— Ce que je perçois c’est qu’il ne fait pas bon être ton adversaire Julien.

— Deux nuits passées avec moi et ton français est impeccable Luna.

— Toi par contre ton italien reste à désirer. Ne jamais être impavide comme eux, avoir peur, celle qui conserve, pas celle qui paralyse, pour être implacable. Défonce-les et peut-être qu’un jour nous nous reverrons.

— Je le crois.

— Je n’irai pas suivre ton travail sur les réseaux sociaux. Je n’aime pas ça.

— Moi peut-être encore plus que toi. Mais je suis artiste et je dois aller là où ça se passe.

— [Ne laisse pas faire avec tes fils]*. Take the power back.

— Reçu la bolognaise végétarienne.

— Va fan culo le méditerranéen.


* Ces phrases disparaîtront quand la demande me sera faite de choisir l’histoire de Armand pour le tome 3 de ‘LE FLUX ET LE REFUS’.


5/12

— Ce n’est pas seulement dans la dope Lolo, vous trempez aussi dans le proxénétisme.

— Tu ne peux rien contre nous. Il faisait quoi ton grand-oncle Nani dans son bar à l’époque à Marseille ?

— Ah le napolitain. Santo. Tu en sais des choses sur moi Lolo.

— J’ai mis mes tueurs sur ta piste l’artiste. Si ce n’est pas moi ce sera la bande à Papacito qui te fera la peau.

— Quelle importance maintenant. C’est ça ta vie le marlou ? C’est avec une balle dans la bouche que tu finiras et c’est toi qui pressera la détente.

— Ah ah, regarde sur mon profile Instagram, j’ai mis mon fils comme couverture.

— C’est ce que je dis.


6/12

— Oh Julien.

— Hey Greg.

— Comment va ?

— Good and you?

— Ici au Chiquito ?

— C’est mon QG à présent. Et toi ?

— Je l’ai dit à Lolo du Lounge Étoilé : « Je suis chez moi dans ton bar. Je te laisse la piscine chez toi. »

— Avec tout ce que tu as lâché chez eux tu mérites le cordiste.

— Par contre toi ce qu’ils t’ont fait…

— Ils vont le payer.

— Avec les intérêts je présume l’artiste.

— Laissons ça pour l’instant. Quelle année ?

— Un an de plus que toi mon pote.

— Passe à l’exposition, il y a la photo de ta fille prise devant leur rade qui joue.

— Je fais mon possible. Et si je viens c’est avec elle. Tu es repassé au GRANDVILLE/air ?

— La semaine prochaine.


7/12

— Que s'est-il passé mon ami ?

— La publication a été censurée Lolo.

— Comment est-ce possible l'artiste ? Ce ne peut être pour l'image.

— Le texte Lolo.

— Mais il était en ligne sur un autre post depuis plus de deux mois. C'est fou cette histoire. Tu dois avoir une sauvegarde de la chose. Et puis il y a ton site internet qui va sûrement accueillir tous ces textes très bientôt non ?

— Écoute le marlou, moi tout ce que je vois c'est que Stevie est une petite bite comme Papacito.

— C'est vrai qu'il est assez décevant sur ce coup là. T’avoir bloqué immédiatement après que tu l’es repéré sur Instagram. Moi je tiens bon.

— C’est grâce à toi tu sais.

— Comment ça ?

— Il m’a suffit d’aller sur ton compte qui te sers de vigie et de me rendre sur la troisième et dernière section de ta mosaïque.

— De quoi tu parles Julien ?

— Ton associé Stevie t’as pointé sur des photos qu’il a posté sur son compte où il s’est lui-même identifié.

— Quel con.

— Ils doivent faire la même taille avec notre facho national. Tu crois que je pourrais ?

— Te servir de lui comme sparring partner, mais quelle bonne idée le méditerranéen. On doit se voir aujourd'hui, je lui en parle.

— Merci et claque la bise à la blonde, elle m'a semblé un peu tendue du string sur le parvis du tramway hier.

— Elle ne porte pas de culotte Julien, elle sait que ça m'excite.


8/12

— Viens ici toi.

— Oui.

— Casse-toi.

— Mais on est dans la rue le petit con du Deux-Tiers au Carré.

— Je vais t’en mettre une sale pédé. T’as pas de couilles.

— Toi tu en as eu pour me cracher dessus en dernier au Lounge Étoilé après que Lolo, Stevie et Nacer aient introduit.

— Retiens-moi, je vais le bousiller cet enculé.

— Ton ancien amant Noah est aussi là Titouane. Lui aussi m’a dit casse-toi du bout des lèvres avec son regard de cocker. Jolie sa nouvelle coupe peroxydée.

— Va porter plainte Julien, tu as tout pour les faire tomber.

— Je suis artiste, la police et la justice ont autre chose à faire en ce moment. Ils ont encore une partie de mes affaires.

Quand j’aurai tout retrouvé comme avant j’arrêterai.

— Tu joues un jeu dangereux frangin, c’est toi seul contre tous.

— Je ne suis plus si seul à présent madame. C’est sûr que si toi, Arnaud Drouot ou Bruno Gilles vous bougiez ne serait-ce que le petit doigt…

— Non Julien, tu vas devoir te débrouiller seul comme souvent.

— On se voit bientôt sur Arles.


9/12

— Laisse-moi faire une dernière photo.

— Pas comme ça Julien… Oui c’est mieux. On a encore cinq minutes. Embrasse-moi.

— Bon voyage.

— Tu dois aller récupérer tes affaires aux objets trouvés tu m’as dit.

— Oui j'y vais maintenant. On va voir ce qu’il reste de ce que Lolo du Lounge Étoilé m’a volé.

— Fais attention Julien.

— Je vais mettre fin à leur mafia. Ces trous du cul ont des enfants et ils pensent qu’ils vont les faire passer à travers.

— Ce que je perçois c’est qu’il ne fait pas bon être ton adversaire.

— Deux nuits passées avec moi et ton français est impeccable Luna.

— Toi par contre ton italien reste à désirer. Ne jamais être impavide comme eux, avoir peur, celle qui conserve pas celle qui paralyse pour être implacable. Défonce-les et peut-être qu’un jour nous nous reverrons.

— Je le crois.

— Je n'irai pas suivre ton travail sur les réseaux sociaux. Je n'aime pas ça.

— Moi peut-être encore plus que toi, mais je suis un artiste, je dois aller là où ça se passe.

— Ne laisse pas faire avec tes fils. Take the power back.

— Reçu la bolognaise végétarienne.

— Va fan culo.


10/12

— Combien pour ton jus d’oranges pressées Djamel ?

— 2,50 € Julien.

— Sa mère, tu sais à combien ils font la même quantité au bar-tabac Le Relou à 100 mètres d’ici ?

— Non dis-moi.

— 4 €.

— Ah c’est abusé. Mais ce n’est pas tes potes là-bas ?

— Mes potes ce sont Nadir et Kim qui sont partis, pas ce fils de pute qui m’a mal parlé ce matin.

— Pourquoi tu ne lui as pas cassé la gueule ?

— Il fait le barbeau quand il est derrière son comptoir avec ses obligés qui ricanent systématiquement à toutes ses blagues.

— Ça me rappelle tes aventures avec Lolo au Lounge Étoilé.

— Et oui, leur défoncer la gueule ça ne sert à rien. Il faut leur mettre le compte là où ça leur fait vraiment mal.

— La réputation l’artiste.

— Exactement le chawi.


11/12

— Salut Samuel.

— Comme vas-tu mon ami ? Longtemps qu’on ne sait vu.

— Je serai dans ta ville le mois prochain.

— Great. Tu sais où me trouver.

— Faut que ça s’arrête à un moment.

— Tu parles de quoi Julien ?

— Ben de George.

— Sand ?

— Monsieur à l’œil. Oui il n’y pas de ‘S’ à la fin mais celui-là est un fake. Putain ce sale juif est vraiment con comme ses pieds.

— Hey c’est de mon ethnie dont tu parles ainsi. On ne peut pas faire tout ce qu’on veut, tout artiste qu’on est. Les princes tu connais ?

— Oui le Mossad.

— Ben lui s’en est pas. En tout cas s’il continue à te tricardiser ce ne sera qu’un vulgaire mafioso. Silver est la solution.

— On ne sait pas trop avec elle. Elle m’a dit que c’était un as des réseaux.

— On dirait qu’elle a trouvé plus fort qu’elle. Et qu’est-ce qu’on fait dans ces cas là l’artiste ?

— On pose un genou à terre même quand on habite à Marseille. Parce que ce n’est pas moi qui est commencé.

— Peut-être même que ces deux-là fricotent ensemble, parce que lui il a un peu l’habitude.

— Nous inviter à déjeuner avec Suzy…

— Ils vont le faire, ils n’ont pas le choix. Patience.

— Tu es comme une mère juive pour moi Samuel. J’en ai déjà eu deux tu sais et c’était aussi des hommes.

— Oui je suis au courant, mais l’une d’entre elles était une vraie tapette. Toujours tristement hétérosexuel ?

— Nobody is perfect.

— Nos préférences divergent, mais nous deux jouer du pipeau ce n’est pas notre instrument.

— Je passe te voir le mois prochain.

— Mazal Tov.


12/12

— Lors d’un de mes runs dans ta ville, je suis tombé nez à nez devant l’entrée de l’église Samuel. Je suis rentré pour faire mes ablutions et la sœur de l’Apple Store Opéra m’a dit : « Asseyez-vous ici monsieur, il y a la queue pour le confessionnal. » Je lui ai répondu : « Je ne suis pas pressé madame, j’ai toute la vie. » Elle m’a répondu : « Alors discutons l’artiste. » Elle m’a tout dit et tout donné sans retenue.

— De quoi parles-tu Julien ?

— De GIMP.

— Anciennement ‘The GIMP’ est un outil de manipulation et de retouche d'image diffusé sous la licence GPLv3 comme un logiciel gratuit et libre. Une alternative à Adobe Photoshop.

— Tu t’y connais je vois.

— Ce logiciel est une aussi une alternative à Adobe Illustrator. Mais je ne comprends toujours pas.

— Nous avons aussi parlé de son choix d’arrêté sa carrière artistique : « J’ai jeté l’éponge. Je suis très bien ici. J’y ai trouvé ma place. »

— C’est respectable.

— Tout à fait. Elle m’a aussi dit : « Ici à Paris tu rencontreras les mêmes embûches qu’à Marseille dans les bars Julien. Tu vas t’en rentres compte à ton retour de Tenerife dans deux mois lors de ta tournée des grands ducs. Elles et ils vont être plus pros que dans la cité Phocéenne, mais ne t’y trompe pas, toutes ces maritornes et autres barmaids ne sont que des frustrés qui pètent plus haut que leurs culs. Elles et ils te communiqueront très facilement leurs compte Instagram, mais ne t’attend pas à ce que ces petites prétentieuses et prétentieux te rendent la réciprocité quand tu les suivras. Par contre tu rencontreras d’autres personnes comme Rosette la dame du ‘Rayon Vert’. »

— Ça ne s’est pas forcément très bien passé avec elle le lendemain de votre rencontre.

— True. Je l’ai rencontré le jour qui a suivi notre virée avec Linda la vampe.

— Quelle soirée. Tu t’en es mis une belle ce soir là. Tu étais venu me rejoindre au petit matin à ta sortie de l’hôpital Bichat. Tu étais d’ailleurs resté très mystérieux sur le rôle qu’avait joué ce lieu durant cette soirée.

— Tu n’en sera pas plus, il ne faut pas croire que je raconte tout.

— Ce qui t’arrange.

— En l’occurence, ça ne me porterait aucunement préjudice d’être plus disert. Rester évasif à ce sujet est bien plus drôle, tout autant pour elle que pour moi. J’ai vraiment pensé que nous allions faire un bout de chemin ensemble.

— Le grand amour.

— Non grand dieu. Disons que je me suis bien mis le doigt dans l’œil. Mais revenons à nos moutons.

— Même si tu y as mis le style, s’en prendre comme ça à Rosette c’était à la limite de la vulgarité.

— Rappelle-toi mieux Samuel, elle avait trouvé ma prose beaucoup trop triviale.

— Oui c’est vrai Julien et tu avais corrigé le tir. Une vraie démonstration. Ce fût encore pire, tu prenais le risque de la ridiculiser.

— Tu sais que je n’aime pas mettre des sous-titres à mon travail. Je me sers de l’ambiguïté pour repérer les connes et cons. Mais Rosette est loin d’en être une. Elle me suit à présent sur Instagram. D’un compte privé dont elle m’a aussi ouvert la porte.

— Oui car tu as pu t’en rendre compte, Marie la journaliste te suit aussi mais sans t’avoir laissé entrer.

— Elle est beaucoup plus jeune. Mais elle aussi est une personne intelligente.

— Décidément ce n’est qu’une histoire d’amour propre.

— Il en faut bien, mais de mon point de vu il ne doit pas être placé au même endroit que la plupart des gens.

— Preuve d’intelligence pour toi.

— La sœur de l’Apple Store n’en manque pas non plus. Pour ces tuyaux, à mon prochain passage à la capitale je lui offrirai une photo ou un dessin. Et je n’oublierai jamais la dernière phrase qu’elle m’a dite : « Julien, malgré certaines de tes histoires avec les femmes, il faut continuer à les aimer. »

— Décidément tu ne viendras donc jamais cueillir des fleurs dans mon jardin mon ami.

— Mazal Tov.




HISTOIRE 5


1/5

— Tu ne m'as pas dit que tu avais un train à prendre pour les Cévennes ?

— Sorry I don't speak French.

— I think you was but you're not. I don’t have my glasses, I'm myopic.

— Me too. I’m Italian from Bologna. My name is Luna and you?

— It's written on this poster.

— Oh you’re an artist.

— You want to come to see my exhibition now.

— Now I can’t but later. At 3:00 PM, is it okay for you?

— For sure, but people who say they will come back don't.

— Not me.

— See you.

— Ciao.


2/5

— You came back.

— I told you.

— Welcome.

— I hope you don’t need to pee cause you could be chocked by the photos in the toilet.

— I’m a nurse man.

— Really, my mother too.

— But I don’t like hospitals.

— How do you do?

— In the street.

— I have the perfect photo for you. You want to have diner with me?

— Sure but I’m vegetarian.

— Une bolognaise végétarienne.

— Che cosa?

— Nothing.

— Ti ho detto che non parlo francese Julien. Con il tuo nome come puoi non parlare la mia lingua?

— Squadra Azzurra team, captain during the 90s.

— Demetrio.

— My name is of Corsican origin.

— There is something else isn’t it?

— Yes, half Sicilian from Tunisia and an other quarter from Napoli.

— Minchia.

— But I speak Portuguese.

— You’ll tell me everything tonight.


3/5

— Quelle année Luna ?

— 1998.

— It was a very good year.

— I’m sure you say that for all your playlists. Viens j’ai froid.

— Comment est-ce possible, il fait au moins 26 degrés.

— Viens.


4/5

— Tu as vu Luna.

— Je crois que je préfère les rats morts à ça.

— On a encore le temps, allons boire un café chez Fabien, c'est l’endroit où je me sens le plus en sécurité à Marseille.

— Vite alors.

— C’est quoi ta prochaine étapes la bolognaise végétarienne ?

— Lyon puis le Portugal.

— Tu voyages léger, quelqu’un t’as appris.

— Oui. Allez dépêchons-nous.


5/5

— Laisse-moi faire une dernière photo.

— Pas comme ça Julien… Oui c’est mieux. On a encore cinq minutes. Embrasse-moi.

— Bon voyage.

— Tu dois aller récupérer tes affaires aux objets trouvés tu m’as dit.

— Oui j'y vais maintenant. On va voir ce qu’il reste de ce que Lolo du Lounge Étoilé m’a volé.

— Fais attention Julien.

— Je vais mettre fin à leur mafia. Ces trous du cul ont des enfants et ils pensent qu’ils vont les faire passer à travers.

— Ce que je perçois c’est qu’il ne fait pas bon être ton adversaire.

— Deux nuits passées avec moi et ton français est impeccable Luna.

— Toi par contre ton italien reste à désirer. Ne jamais être impavide comme eux, avoir peur, celle qui conserve pas celle qui paralyse pour être implacable. Défonce-les et peut-être qu’un jour nous nous reverrons.

— Je le crois.

— Je n'irai pas suivre ton travail sur les réseaux sociaux. Je n'aime pas ça.

— Moi peut-être encore plus que toi, mais je suis un artiste, je dois aller là où ça se passe.

— Ne laisse pas faire avec tes fils. Take the power back.

— Reçu la bolognaise végétarienne.

— Va fan culo.




HISTOIRE 6


1/2

— Salut Joséphine, tu ne bosses plus au Curé Défroqué ?

— Qu’est-ce que tu veux l’artiste ?

— Pisser.

— Ben vas-y. Lolo n’est pas là, tu peux faire comme chez toi.

— Tiens Marine Pistorino suit ce lieu sur Instagram !? Lolo est le patron de ce rade ?

— Ben ouais Julien. J’ai vu que Marine avait aussi vu ta dernière vidéo sur Papacito qui fait un carton sur Titok.

— La Provence et Manuel Bompard l’ont aussi vu. Même Baptiste Marchais.

— Il pourra faire passer à Ugo, puisqu’il t’as bloqué cette cave.

— Tu sais pour qui tu bosses ?

— On le sais tous à Marseille.

— Même Benoît Payan ?!

— Sure. Mais lui c’est une lavette, il te bloque toujours sur @triplejulienalbertini ton compte qui compte.

— On dirait que Arnaud Drouot n’a pas encore trouvé les mots pour lui expliquer comment ça marche à notre bon maire sur les réseaux sociaux pour une personnalité publique.

— Ce sera encore moins Charlotte Laugier.

— Samia Ghali peut-être ?

— J’en doute, c’est Charlotte qui gère son compte Instagram.

— Si elles et ils savaient ce que pense Michèle Rubirola de toute cette bande.

— Ah oui tu l’as croisé dans le métro il y a peu : « Ce sont des vieux avant l’âge Julien. » Tu lui as même laissé ta carte. Quelle branlée tu leur mets aux marlous. Je t’avais mal jugé l’artiste.

— Ce n’est pas grave petite. Avec Stevie, Lolo est dos au mur à présent.

— Ce ne sont que des fusibles tu sais.

— True. Et je n’œuvre pas pour tout dégommer. Je ne suis pas un bon samaritain, mais il y a des choses que je ne peux laisser passer.

— Tu me rassures, un temps j’ai presque cru que tu étais une tête brûlée.

— Grand Dieu non. Je suis Artiste.


2/2

— Viens ici toi.

— Oui.

— Casse-toi.

— Mais on est dans la rue le petit con du Deux-Tiers au Carré.

— Je vais t’en mettre une sale pédé. T’as pas de couilles.

— Toi tu en as eu pour me cracher dessus en dernier au Lounge Étoilé après que Lolo, Stevie et Nacer aient introduit.

— Retiens-moi, je vais le bousiller cet enculé.

— Ton ancien amant Noah est aussi là Titouane. Lui aussi m’a dit casse-toi du bout des lèvres avec son regard de cocker. Jolie sa nouvelle coupe peroxydée.

— Va porter plainte Julien, tu as tout pour les faire tomber.

— Je suis artiste, la police et la justice ont autre chose à faire en ce moment. Ils ont encore une partie de mes affaires.

Quand j’aurai tout retrouvé comme avant j’arrêterai.

— Tu joues un jeu dangereux frangin, c’est toi seul contre tous.

— Je ne suis plus si seul à présent madame. C’est sûr que si toi, Arnaud Drouot ou Bruno Gilles vous bougiez ne serait-ce que le petit doigt…

— Non Julien, tu vas devoir te débrouiller seul comme souvent.

— On se voit bientôt sur Arles.




HISTOIRE 7


1/6

— Mais que t’arrive-t-il Julien ? On dirait que tu viens de manger un Dhal à Brick Lane.

— Tu connais là-bas Suzy ?

— Si je connais. London 1975.

— Tu devais avoir 24 ans n’est-ce pas ?

  Exactement. Qu’as-tu mis en début sur ta playlist correspondante ?

— Elle démarre en triple avec Led Zeppelin.

— Physical Graffiti. Année de conception pour toi.

— Oh la con de ma mère.

— Ça explique beaucoup de chose petit. Tiens, applique-toi cette pommade. Et ne t’assieds pas trop aujourd’hui.


2/6

— C’est trop le bordel dans ta chambre Julien.

— Comme pendant mon exposition en 2020 au Panier Suzy. La voisine du dessous s’est encore plainte du bruit que je fais avec la chaise. J’ai pourtant mis des coussinets aux barreaux, mais ils n’adhèrent pas. J’ai dû lui mettre les quatre pattes en l’air. ll faut que j’opère.

— Ça me rappelle cette playlist que tu m’as fait écouter et qui joue en piste 2 une consultation prohibée.

— OFFEND THE REFEREE(s). Il ne faut pas que je la laisse me distraire comme Dr. Octagon.

— Tu m’expliques un peu l’artiste ?

— En accéléré alors.

— Top, tu as une minute.

— Je paie moins cher avec deux abonnements téléphoniques qu’avant avec un seul. Je ne sais pas à quoi va me servir ce numéro supplémentaire.

— Normalement il ne faut pas divulguer le deuxième, mais va à l’essentiel.

— Dis-moi plutôt trois objets que tu vois ici que tu veux que je t’explique.

— First le pompon rose.

— C’est celui de Marie Line, il est là pour décoration, il a un nom mais je ne m’en rappelle plus. Plus que deux.

— Le Pento, la bassine et les chaussures.

— Tu triches la bourgeoise communarde. La bassine c’est pour que Jeff fasse la différence entre un rouge sang et un orange foncé.

— Rouge clair, mais il sort d’où ce mec ? Quelle technique pour le bandeau Captain retourné ?

— Je ne sais pas encore, mais je crois que ça va se finir au Posca.


3/6

— Tu as pris mon lit en photo, mais je vais te défoncer le méditerranéen.

— Je retire l’image d’Instagram si ça te pose un problème.

— Non. Déjà que tu me dis que je suis une bourgeoise, il ne manquerait plus que je sois l’une de tes censeurs. Je te réserve le chien de ma chienne.


4/6

— Suzy on va faire comme le dragon mère à présent. Toutes et tous se moquaient d’elle et maintenant au lieu d’aller faire leur tri sélectif qui ne sert à rien, ils feraient mieux de mettre un genou à terre en souvenir d’elle.

— Tu m’as dit qu’elle n’était pas tendre, et que je n’aurai pas aimé la connaître.

— Il faut connaître son histoire pour comprendre. 1m 45, même plus petite parce que presque bossue. Des doigts arthorsés pour avoir laissé ses mains plonger dans l’eau froide de tous ses ménages. Un nez d’aigle comme la franco-marocaine avec un mari qui était son cousin germain. Lui plus d’1m80. Je peux te dire qu’il ne mouftait pas. Ses cauchemars en arabe alors qu’il les mangeait en journée, elle les calmait à coups de balais.

— Donc on laisse couler l’eau dans la bassine pour attendre que l’eau soit chaude parce que chez moi on est au gaz. Et on s’en ressert pour arroser mes plantes n’est-ce pas ?

— On peut même la boire si on nettoie avant la bassine au vinaigre blanc.


5/6

— Je vais te faire une petite sucette Julien.

— Cécile on a plus de 40 ans tous les deux.

— Le mot que je déteste le plus c’est ‘défoncer’ le méditerranéen.

— C’est ce qu’utilisent les hôteliers pour dire que leurs clients les ont mis en quatre la franco-marocaine.

— Toi tu ne parles pas en faisant l’amour. Moi j’ai besoin : « Mon chérie. » Ça te plaisait ?

— Tout ce que tu m’as fait m’a plu. À part les 69 ; j’ai besoin d’être concentré ou de me laisser faire. Quand tu disais mon nom j’aimais aussi.

— Ton nom, mais ça ne va pas. S’il y en a un qui t’appelle Albertini c’est Lulu le danseur des mozambicaines, et c’est bien le seul. Pour moi ce sera toujours Julien et si tu veux m’appeler madame…

— Non ça on ne peut pas ici, souviens-toi.

— Je vais m’occuper de tes pieds alors. Mets-les dans la bassine.

— Oh oui, merci.


6/6

— Il faut que j’envoie un message à Philippe pour ma venue sur Paris en janvier prochain.

— Je ne comprends toujours rien Julien ?

— J’ai un an de retard Suzy.

— Pourtant tu m’avais dit être ponctuel comme l’architecte corse.

— Lui c’était la classe ; chapeau, costume sur mesure, les grolles toujours cirés impeccablement.

— J’aurais aimé le connaître.

— La chevalière que je porte en solitaire à présent, c’était la sienne. Avec les initiales de son fils.

— Encore trop abscons pour moi.

— Moi j’aurais dû avoir ses initiales à lui. La bague c’est celle de son père qui s’appelait comme son fils.

— Tu m’as dit que ton père s’appelait Charles et la princesse l’a appelé très vite Charly.

— Oui avec un ‘y’.

— Et donc ton grand-père ?

— Pascal, comme j’aurais dû.

— Ah je comprends maintenant, un coup sur deux. Quelle année pour la bague ?

— Je ne sais pas exactement, je dirais 120 ou 130 ans. J’en choisi deux et je les mets en gentlemen versus avec une option de réunion.




HISTOIRE 8


1/10

Salut Georges, à croire que tu es plus futé que tes comparses. Il semblerait que tu es compris que me bloquer, non seulement ne sert à rien, mais révèle aussi un refus combat. C’est très flatteur en vérité. Et oui quand on y pense, elle et ils affichent clairement qu’ils ont les pépètes* ; pour des sans-peur c’est pour le moins cocasse. Tu pourrais légitimement te poser quelques questions, mais je ne suis là pour te porter la lumière, je ne suis pas Lucifer et je me prends encore moins pour Dieu. Non, tu as été et tu restes mon vecteur de communication avec eux et je te respecte pour cela. Je n’ai pas l’habitude de me la raconter et encore moins de crâner. Donc préviens-les tous, je me prépare toujours pour le combat sur le ring qu’à accepté le fasciste revendiqué avec moi, même si je ne me suis jamais battu de ma vie n'ayant trouvé aucunes raisons valables jusque-là. Attention, j’ai dit un combat, pas une bagarre. Et s’attendre à ce que je me jette dans la gueule du loup serait me prendre pour un imbécile ; je n’irai pas à la salle de boxe du toulousain. Il faudra qu’il accepte que ce combat se fasse dans un lieu neutre. Nous avons encore le temps d’y réfléchir. Bien à toi, Julien


P.-S. Je m’apprête à graver dans le marbre. Oui, les réseaux sociaux sont ce qu’ils sont, c’est à dire pas grand chose pour moi, c’est sur mon site internet que je vais bientôt vous afficher, et avec les textes correspondants.


[@]ugogiljimenez + [@]baptiste_marchais4 + [@]julien.rochedy + [@]obertoneofficiel + [@]marsaultbreum + [@]_laura_mag + [@]lafuriaofficiel


2/10

— Salut Julien.

— Salut Jean-Charles.

— Tu as vu notre nouveau copain ?

— Ah oui. Il s’appelle comment ?

— Hérisson. Alors entraînement à 14h ?

— Comment ça ? Je ne comprends pas. Je suis venu te voir la semaine dernière après ma visite de contrôle à l’hôpital Européen et tu m’as dit que j’allais pouvoir me débrouiller tout seul. Et puis au mois août je t’avais proposé de décaler la chose à 19h pour ne pas le faire en plein cagnard.

— True. Rappelle-toi tu as promis la Déférence à Laurent et à moi tolérance.

— Alors n’en parlons plus veux-tu ?

— Oui. Tu as fait tes recherches sur Youtube pour gagner en masse musculaire. Tu ne peux pas aller au combat ainsi, même si tu n’as plus peur de faire mal à présent.

— C’est vrai qu’à présent j’ai le poids parfait pour enquiller les kilomètres, mais certainement pas pour envisager un combat équitable avec notre facho national.

— Tu connais tes chances l’artiste. Elles sont minces. Tu peux bien sûr gagner en masse musculaire, mais il te fera toujours deux têtes de plus.

— Je sais bien, je ne me suis jamais raconter d’histoire sur cet affrontement. Mais ce n’est pas tant moi qui suis allé le provoquer, je l’ai juste pris au mot.

— Tu as déjà mis en lien ‘PAPACITO’ sur ton site dans la bio de @tripleaim. C’est une première de le faire avant que celle-ci soit achevée et d’en faire sa promotion.

— Je n’aime pas les procédures. J’avais même prévu de ne plus poster sur ce compte pendant un long moment.

— Tu as tenu combien de temps ?

— Un peu plus d’une semaine.

— Tu vas devoir poster en trois pour ne pas déséquilibrer ta mosaïque.

— J’ai tout ce qu’il faut pour ça. Mais fais-moi confiance je ne reprendrai pas avec mon flux habituel.

— Je ne te crois pas.

— Je te le jure sur la tête de ma mère.


3/10

— Moi non plus je n’y crois pas Julien.

— Tu es là pour ça Olivier, m’apporter la contradiction. Je n’ai toujours pas fini de récupérer tous mes textes et le travail de relecture n’est pas aussi enthousiasmant que celui de l’écriture.

— Tu es donc en phase de re{FLUX} si je comprends bien.

— On ne peut rien te cacher.

— C’est un passage obligé, comme pour tes photos et tes dessins ; c’est de les mettre en scène qui les font exister.

— Je me rends compte que chaque médium doit jouer différemment pour espérer accrocher. Les photos n’ont pas tant besoin d’être exposées comme les dessins, par contre les formations en diptyque, triptyque et quadriptyque deviennent quasiment indispensables sur mon site internet.

— Les textes peuvent aussi aidés me semble-t-il ?

— Oui, mais pour que les textes existent, il faut qu’ils puissent être autonomes.

— Tu meubles un peu avec cette image ne crois-tu pas ?

— Tu n’aimes pas, une exposition d’art contemporain sur la la place des Danaïdes. Ça pourrait plaire à Martine du Château de Cervières.

— Elle ne fera plus jamais l’effort avec toi maintenant.

— L’a-t-elle déjà fait ? C’est un peu comme les Marlous, s’ils savaient ce que leurs clients racontent sur eux, ils n’en mèneraient pas large. Tout ce que je sais sur la blonde de La Pelle qui Coule, Stevie et Lolo, on me l’a raconté. Martine devrait se renseigner sur ce qu’on dit sur elle et ses accointances politiques.

— Oui mais est-ce que c’est vrai ?

— Les marlous m’ont craché dessus et m’ont volé mes affaires à cause d’un serveur qui a pris la mouche sans raison valable et qui ne travaillait même pas pour eux. Leurs serveuses se comportent comme de vraies allumeuses ou se prennent pour des artistes qu’elles ne sont pas. Je précise que je ne suis pas le seul à le dire. Et tu voudrais que je vérifie mes sources avant de parler ? Ils m’ont ouvert la portes ces empafés et ils savent comment la refermer.

— Je sens que la photo et le texte correspondant qui vont suivre vont me régaler l’artiste.

— À ton service l’ébéniste.


4/10

— Là je suis obligé de prendre le relais Julien.

— Ça faisait longtemps l’artiste.

— C’est sûrement ces discutions avec toi-même qui doivent faire dire à certaines et certains que tu es complètement cintré.

— Elles et ils ferait mieux de se renseigner sur l’histoire de la littérature et des processus de création relatifs. Il y a au moins Émilie qui a compris.

— Avec sa 5ème dan Karaté elle pourrait sûrement parfaire ta formation.

— Nous n’en avons jamais parlé. J’ai dit au fasciste toulousain que je m’adapterai à ses armes.

— Qui sont ?

— La boxe anglaise uniquement.

— Avec Laurent c’est plutôt du pied-poing me semble-t-il ?

— Tu sais bien que la formation avec lui est multiforme. Si tu sais faire du pied-poing, tu peux tout autant ne faire qu’avec tes gants. Si tu ne me crois pas demande à Matteo, c’est la relève du monde.

— C’est bon ça ira, je te fais confiance. Tu vas bientôt quitter Marseille, Comment vas-tu faire ?

— À Paris il y aurait bien Yves le cambodgien.

— Oui mais ce n’ai pas là-bas que tu veux t’installer pour l’année 2024.

— Non, c’est sur l’île de Carlos en effet.

— Des clubs de boxe il doit bien y en avoir à Tenerife.

— Sans aucun doute.

— Mais le combat avec Papacito, tu l’avais prévu pour la fin de cette année me semble-t-il ?

— Je ne serai pas prêt pour cette date. Mon opération pour mon hernie inguinale m’empêche de travailler mes abdominaux correctement. Même si mes chances face à ce golgoth sont minces, il ne s’agit pas d’y aller en touriste.

— De toute manière il semble éviter l’affrontement.

— Je crois qu’il sait que quelque soit l’issue du combat, il a déjà perdu.

— Je ne comprends pas.

— Je peux bien me faire défoncer, un gabarit tel que le mien face à la brute qu’il veut laisser croire qu’il est, sa victoire aurait très mauvais goût. Et si je gagne il sera complètement ridiculisé.

— Tu as donc déjà gagné.

— Oui mais ça m’oblige tout de même à être prêt. Je ne l’ai pas provoqué en duel juste pour la forme. Si seulement celles et ceux de mon camps comprenaient que nous avons aussi déjà gagné. Nous avons le nombre, il nous manque la conviction.

— Et surtout arrêté avec cette posture prétentieuse de non-violence.

— Tu connais mon leitmotiv Olivier ; la violence est la réponse à la brutalité.

— Ça ne nous dit pas pourquoi les balles de tennis Julien.

— Sous les aisselles, pour travailler ma garde, l’un de mes nombreux points faibles.


P.-S. Elle me dit : « Encore de l'entraînement l'artiste. Je vais parfaire les arts martiaux avec Jacques Tran Van Bah, expert en arts martiaux vietnamien. Et les balles ça renforce aussi les poignets. »


5/10

— Hey les mecs pas à 4 contre 1.

— Qu’est-ce qu’il veut le captain de mes couilles ? Tu t’es pris pour qui avec ton brassard ? Tu sais ce qu’il a fait cet enfoiré ?

— Toi tu viens avec moi.

— Oui monsieur.

— À cause de toi je poste aujourd’hui sur Instagram alors que je n’aurais pas dû.

— Pourquoi ?

— Je me suis puni pour excès de NINE FRAMES.

— Tu as dépassé de combien ?

— 3 images.

— Combien de jours ?

— 3 jours de pénitence.

— Tu es dur l’artiste. Tu as un peu grossi non ?

— Je suis en train de tout reperdre.

— Ça tu vas le dire à Papacito.

— M’embrouille pas.

— Je te jure sur la tête de ma mère…

— Tu arrêtes tout de suite.

— Quoi pas les mères ?

— Tu rigoles, je m’en branle. Je suis née avant toi ici. Je sais comment on fait.

— Mais je te jure.

— Stop.

— Mais…

— Tu fermes ta gueule.

— Okay.

— J’ai dit tu te tais. Tu t’appelles comment ? Réponds maintenant.

— Islam.

— Tu es née où ?

— Ici à Marseille.

— Tu es algérien, quelle ville ?

— Oran, mes parents.

— Explique-moi.

— Il disent que je leur ai volé 100 €, mais regarde dans mon portefeuille, rien.

— Okay, je vais leur expliquer. Rien d’autre ?

— Non.

— Bon il dit que ce n’est pas lui.

— Comment ça ? Il a frappé ma copine.

— C’est quoi ton nom ?

— Jean-Marc.

— Il a fait quoi ?

— Il lui a donné un coup de casque de moto.

— Pour les 100 € il m’a dit que ce n’est pas lui.

— Quoi ? De quoi il parle ?

— Putain les mecs vous poquez. Vous avez bu quoi ?

— Tout.

— Je retourne le voir. Toi tu restes là.

— Alors monsieur ?

— Je veux bien faire l’effort mais il va falloir me dire la vérité Islam. Montre-moi tes dents. Stop cette sonnerie.

— C’est l’appel de la prière. Je dois aller à la mosquée.

— Juste après avoir pris des amphets.

— Je ne me drogue pas monsieur.

— Refais-moi un sourire Islam. Ah maintenant tu fermes ta bouche. Je ne vais pas perdre mon temps avec toi dans ton état.

— Mais sur la tête de ma mère, il m’on pris mon téléphone.

— Regarde dans ta main gauche. Tu as 2 minutes pour aller à la mosquée ou où tu veux. Après je me casse et je les laisse faire ce qu’ils veulent de toi. Tu sais où est ton scooter ?

— Par là, je me dépêche.

— Incha'Allah.

— Alors il s’en tire comme ça à bon compte ?

— Oui. Vous n’êtes pas très clairs vous non plus.

— Regarde ma main.

— C’est fini. Tu ramènes ta copine et vous allez dormir.

— Okay.

— Vous vous imposez monsieur.

— J’ai toujours rechigné à prendre le pouvoir, mais je crois qu’il est temps.


6/10

Nous avons à parler Ugo. Je me suis fait grossir le ventre en regardant tes exploits d’influenceur sur Youtube pendant 2 ans enfermé dans une chambre. Je me suis mis deux ans de prison. Je sors à peine et je suis en train de tout reperdre. Je sais que tu harangues tes adversaires politiques en combats d’homme à homme. Je ne me suis jamais battu de ma vie, mais j’ai cassé une dents à un minot une fois. Non pas l’un de mes fils. J’ai déjà viré un coup de pied au cul au plus jeune et ça m’a coûté très cher. Lui croit maintenant qu’il a été un enfant battu, tu vois le topo. Mais revenons à nos moutons. J’ai re-croisé récemment Francis, l’ancien professeur de taekwondo de mes rejetons qui doivent faire du basket maintenant car devenus de belles et grandes bêtes. L’ainé n’a aucun respect pour son père, pas encore 18 ans et il me mange déjà la soupe sur la tête. Je vais te maraver la gueule le toulousain. Ici c’est Marseille. Mais devrais-je plutôt dire c’est la Méditerranée, car je déteste cette ville plus que n’importe qui. Une pute. Je n’aime pas plus Paris la pute de luxe, bien que je vais avoir besoin de la rejoindre le mois prochain pour affaire. Mais je m’égare encore une fois. Je vais donc rappeler Francis pour qu’il me prépare. 1m75 pour bientôt 72 kilos, mon poids parfait pour enquiller les kilomètres. Ce que tu veux. MMA, boxe anglaise, moi je préfère comme l’avait imaginé Chuck, mais il est interdit d’en parler. J’espère que tu ne vas pas faire ta tapette et relever le gant. Je m’en pourlèche déjà les babines.


P.-S. La bise à Maximus.

P.-P.-S. Le minot était plus âgé que moi à l’époque, c’était un accident, mais une malice de sa part.


7/10

— Je vais vous demandez une chose que vous allez me refuser.

— Abrège.

— Je voudrais un verre d’eau.

— Avec quoi d’autre ?

— Rien.

— Pause ton cul ici, je t’amène ça.

— Merci.

— Il reste encore des gens bien.

— Un prince.

— Voulez-vous que je vous paie un café ?

— Non merci. J’en ai déjà trop bu ce matin. Je sors de mon run, j’ai besoin de me réhydrater.

— Vous aimez la musique ?

— Oui.

— Quelle est votre année ?

— De naissance ou de conception ?

— Naissance.

— 76.

— Dragon.

— Dragon de feu.

— Ils sont quelque peu perfectionnistes et s'efforcent toujours de maintenir les normes élevées qu'ils se fixent. Les dragons de feu ont tendance à prendre les choses très personnellement. Ils sont extrêmement prompts à critiquer quiconque qui tentera de les ridiculiser. Comme Inès la tunisienne n’est-ce pas ?

— Exactement. Vous-la connaissez ?

— Je vous ai lu.

— J’espère pour elle qu’elle ne travaille plus dans ce genre d’endroit.

— C’est bien ici pourtant.

— Elle détestait ce qu’elle faisait, il ne faut travailler dans l’hôtellerie quand on n’aime pas ça. Faut aussi faire gaffe dans les bars à Marseille. Ou alors le matin très tôt et que certains.

— Moi je ne fais que passer.

— D’où ?

— Je viens de Paris.

— J’y serai le mois prochain.

— Je sais, vous l’avez dis à Papacito.

— Moi je suis un peu plus vieille que vous. Vous vous paraissez bien plus jeune que votre âge.

— Ça avait posé problème à Cécile la franco-marocaine : « Tu vas dénoter avec ce type à ton bras, même s’il n’a qu’un an de moins que toi. » Lui avait dit son père le marocain.

— Vous savez monsieur, c’est parfois difficile pour nous, plus que pour vous.

— C’est des conneries. Titouane m’avait dit de Christophe : « Tu vois Julien, ce type est pire qu’une gonzesse. Il n’a pas pris soin de lui et maintenant à 50 ans passé il ne peut plus se regarder dans une glace. »

— Le groupe de rock français de votre jeunesse ?

— Noir Désir.

— Je n’aime plus trop.

— C’est à cause de Marie ?

— Oui un peu.

— C’est ridicule, on ne se retient pas de lire ‘Voyage au bout de la nuit’ à cause des pamphlets de Louis-Ferdinand.

— C’est vrai. Je vais écouter la playlist PARIS.

— Good for you.


8/10

Ce n’était qu’une prise de contact Julien Rochedy. Mon entraînement début bientôt. Dis à Ugo que je veux mon combat. On peut faire ça à poils, à mains nues et avec les pieds ou plus habillé à l’anglaise ; je peux ne me servir que de mes mains si ça l’arrange. Et ensuite je m’occupe de toi. Tu préviens Obertone, lui aussi je vais l’anéantir. J’ai un peu de compassion pour Marsault, le dessinateur de BD, même si j’ai bien envie de le prendre pour taper sur Baptiste Marchais.


9/10

Ola Ugo. Le poids balance a été atteint avant que je prenne l’avion de Paris pour Tenerife. Il vaut mieux voyager léger quand on choisit Ryanair. Oui j’aurai pu prendre un vol directement de Marseille comme me l’a dit Caroline dans le bus qui nous a amené de Santa Cruz à La Laguna. Je ne regrette pas, même si je n’ai jamais eu aussi froid de toute ma vie en attendant le bus qui m’a amené à l’aéroport de Paris-Beauvais, car à la porte de Maillot j’ai rencontré Tina la gitane taxi du 92 qui semble intéressée par le fait de m’introduire dans son univers. Je parle bien sûr de Travail l’espingoin. Il y a aussi Hamilton le pilote d’hélicoptère de l’armée brésilienne croisé Chez Janou qui m’a dit que quand son grade sera suffisant, dans une petite dizaine d’années, il m’embarquera avec lui. Même si Laurent m’a montré comment lever le pied assez haut pour atteindre ton blase et que Zena s’est occupée de mes abdominaux en coaching privé, c’est avec J.C., que je préfère appeler Jean-Charles, que je vais parfaire mon entraînement en muay-thaï autrement plus connu sous le nom de boxe thaïlandaise. Cette année à mon retour de mon voyage en Afrique Australe avec Suzy, je n’aurai plus qu’une obsession, te trouver pour te faire la peau enculé de ta mère. Ensuite 2024 nous ouvrira les bras et je reprendrai avec ton congénère, Lolo du Lounge Étoilé, puisqu’il persiste à croire qu’il fait parti de la pègre marseillaise alors qu’il n’en est qu’un fusible parmi tant d’autres.


10/10

Bon Ugo, ça passe sur toutes mes STORI(e){S}. Je n’ai certes pas ton nombre de followers le fasciste revendiqué, mais je vais mettre au courant tout ton fan club. Donc si tu ne relèves pas le gant tu vas passer pour une fiotte. Bien sûr il va falloir que je survive aux tueurs de Lolo du Lounge Étoilé et éventuellement au clan des tunisiens. Le rendez-vous est pris avec Jean-Charles pour commencer l’entraînement à Pastré. Bien à toi enculé. Julien




HISTOIRE 9


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Salut François, les sans-peur ont les pépètes ; elles et ils détalent tous. Je n’espérai pas être aussi efficace aussi rapidement. Sur la liste Il y a eu en premier en fin d’année dernière Baptiste Marchais, a suivi Julien Rochedy peu après, et là en même pas trois jours, c’est le strike ; Papacito, Laurent Obertone, Marsault, Laura Magné et La Furia. Je t’envoie par e-mail les photos prises à Arles puisque Stéphanie m’avait demandé de le faire. Il n’y avait aucune préméditation de ma part. La responsable de la librairie Les Grandes Largeurs m’a dit que tu comprendrais et je lui ai répondu : « C’est sûrement la personne médiatique en France la plus intelligente dans notre camps et sans nul doute la plus efficiente. »


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Tu m’as l’habitude de dire 27 ou 28, je ne me rappelle plus le nombre exacte. Je suis certain qu’il y en a quelques unes et quelques uns qui officient comme moi sur les réseaux. Il faut leur coller au cul à présent aux fachos. Elles et ils sont en déséquilibre, une balayette sur la jambe qu’elles et ils leur reste et elles et ils exploseront. Je rentre en France, d’abord à Paris, puis comme la dernière fois, Avignon, Arles et Marseille. Je peux bien sûr faire mon stop à la capitale à l’hôtel de Marseille, mais je t’avoue que j’aimerai plutôt essayer l’hospitalité nantaise. C’est fabuleux d’avoir autant de contacts sur Paris et qu’il n’y ait personne pour me recevoir. À Arles j’ai normalement un plan pour la Feria avec Magalie le mois prochain. Mais je dois avoir la poisse, le seul qui ait manifesté une amitié sincère ces derniers mois est Carlos, le chorégraphe-ostéopathe de Tenerife. Nous ne nous étions pas rencontré depuis plus de 15 ans et notre rencontre avait été furtive au Mozambique.


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Je lui dit : « Oh sa mère, moi qui pensais que j’y allais un peu fort dans mes écrits en me décrivant sans aucun second degré comme le sauveur de la planète. Toi François tu y vas avec les deux pieds mon coco. Et puis la photo qui va bien et qui te dit : “Qu’est-ce t’as p’tit con ?” Je dois néanmoins être franc avec toi, la photo que j’ai faite de toi est bien mieux que celle choisie pour la couverture de ce magazine. » Il me répond : « Si la nuance t'échappe entre sauver la planète et sauver ce qui est sauvable Julien, inutile que tu perdes ton temps à lire ce magazine. Quant aux photos, je t'informe d'une chose : qu'elles soient de toi, ou de n'importe qui d'autre, je les trouve toujours fausses. Et par suite je trouve toujours oiseuses les gloses de photo. » Je lui réponds : « Merci François. Tu n’es pas sans savoir qu’un chapitre de mon TOME 2 de LE FLUX ET LE REFUS va t’être dédié. BÉGAUDEAU, ARTHUR H ET JOSEPH. Ta réponse viens d’apporter encore de l’eau à mon moulin. Il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark disait William. Te concernant il y a une suffisance qui ne sent pas très bon. La photo, les séries télé, tu es un vieux con. Ah j’oubliais la musique et ton mal de dos. Tu as le goût de mort, maintenant j’en suis certain. Quand j’aurai botté le cul à Papacito, ou pas, j’aimerais bien qu’on se la mette tous les deux. Parce que parler c’est bien, mais à mendonné comme on dit à Marseille, faut se sortir les doigts. Tu sais où cette discussion va atterrir le nantais. Bien à toi et garde la barre à gauche. »


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— C’est qui ce gros con Julien ?

— C’est Papacito notre facho national.

— Putain vous les français.

— Le coq Carlos. Le seul animal qui chante les pieds dans la merde.

— Dice una cosa y justo después de su contrario.

— C’est le principe de la rhétorique de l’idiot. Le Calimero de Bourgogne et le vieux étaient des maîtres dans l’art.

— Et en plus il a des origines espagnoles.




HISTOIRE 10


1/2

Celle-là je ne peux pas la laisser en attente de verbalisation comme les autres. Je rentre il est 22:30 pile et c’est bien tard pour moi. J’ai mal à la cheville, le corps ne suit pas encore. J’ai déjà eu mal à cet endroit ; ce sont les passages obligés pour les transitions qui s’opèrent. Je lui dis : « Tu m’as vu prendre en photo le concert, je suis un pote de Paul. » Elle me répond : « Je ne connais pas. » Je lui réponds : «L’indien. » Elle : « Ah le batteur. Et ? » Moi : « Puis-je faire un portrait de toi ? » Elle : « Oui mais pas la tête. » Moi : « Okay. » Elle : « Montre-moi si tu n’en as pas pris d’autres… Va dans les ’Supprimées récentes’… Okay. » Moi : « Tu as raison, on est jamais trop prudent. » Elle : « Tu me l’envoies. » Moi : « Comment ? » Elle : « Sur Instagram. Tu vas sur Connolly’s. Non idiot, avec deux ‘n’ et deux ‘l’. Underscores… » Moi : « Quoi ? » Elle : « Tiret du bas. Corner. Underscores. Marseille. Et tu suis. » Moi : « Oui je fais toujours ce qu’on me dit de faire. » Elle : « Good for you. » Je lui ai dit que j’allais lui envoyer l’image demain. Je vais pouvoir le faire dès ce soir. J’espère que je ne vais pas me tromper de prénom. Katia il me semble. Sur le chemin du retour, il y a eu Anderson le vénézuélien et Yaya le jeune géant sorti de prison pour avoir tabassé un flic. J’ai oublié de lui demander si son prénom commençait par un ‘K’ ou un ‘C’.


2/2

— C’est pourtant évident Fabien.

— Ben faut être con comme une bite pour ne pas s’en rendre compte Julien.

— La meuf du Connelly’s lui aurait dit mieux que nous.

— À ce trou du cul qui se veut expert en femmes et en Friedrich.

— Hey il y a une dame parmi nous l’espingouin. Mais c’est vrai quand tu te dis spécialiste et que tu fais des tutoriels sur Youtube de trois heures pour expliquer qu'il faut les prendre par la chatte comme le préconise Donald et que tu interprètes Friedrich comme l’ont fait les NAZ(i).

— ‘Ecce Homo’. Pardon madame, je ne vous avez pas vu. Putain t’as raison l’artiste, elle dégage.

— Ça ne vous dérange de parler de moi comme si je n’étais pas là. Lui c’est qui ?

— Un facho supprémaciste blanc misogyne fan de chevalerie qui ne sait même pas qu’à la main droite le pouce est gauche.

— Ouh ça pue la merde.

— On ne lui a pas dit qu’il s’était assis sur la mauvaise ?

— Laissez-moi faire les mecs. Julien !? il s’appelle comme toi.

— Oui, ça me fait un peu mal…

— Stop, c’est mon tour. La langue française tu l’as maîtrise empafé. ‘TT’.

— C’est vrai qu’elle est meilleure que nous.

— Bon moi à cette heure-là je dors. C’est la dernière fois que vous m’importunez ainsi.

— Oui madame.

— Et oui avec un ‘K’ Julien.




HISTOIRE 11


1/2

— Salut Medhi.

— Salut Oued. Où as-tu roulé aujourd’hui ?

— Noailles.

— C’est chaud là-bas.

— Moi c’est là que je me sens le plus en sécurité.

— Développe.

— Une victime des attentas à Molenbeek avait dit sur les antennes de France Culture que sa solution avait été de venir vivre dans ce quartier de Bruxelles pour ne pas avoir peur que cela recommence.

— Pas con, mais il y a encore les fachos qui peuvent frapper là-bas.

— On est à l’abris nul part. La vigilance est de mise tout le temps.

— Incha'Allah.

— Pas avec moi l’artiste. Je suis français, je ne parle pas arabe.


2/2

Bonjour Georges. Encore merci de laisser la porte ouverte sur @oliviercatz. 666 vues sur @tripleaim. C’est juste parfait. Je m’apprête à modifier légèrement le texte sur mon site internet te concernant. Tu n’est pas sans savoir que Lucifer est aussi appelé le porteur de lumière. C U bro




TO BE CONTINUED…




LE FLUX ET LE REFUS

tome 1


GENÈSE

deuxième partie




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