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D. − Au fig.
Le flux et le reflux.
Alternance de mouvements, d'idées, d'influences.

VERSION 5.0
JULIEN ALBERTINI
writer, visual artist(E) and photographer
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CHRISTIAN & ROSE

(RE)present


« Ses photos c'est la vie, vous savez celle qu'on croise tous les jours et qu'on finit par oublier parce que la routine, parce que le timing, parce que la lassitude. Alors lui il fait des arrêts sur image. Partout. Tout le temps. Et la vie se remet à vivre, à transpirer au travers de l'écran, à nous faire péter d'envie d'y aller. En fait, lui, c'est un peu le Philippe Djian de l'image. Lui c'est Julien Albertini. Il expose en ce moment*, et si vous préférez rester l'anus vissé au canapé, il y a son site internet. Ne passez pas à côté de la vie. » Stéphanie

*Non plus pour le moment, mais il vend. Les négociations se font uniquement par e-mail sur jualbertini@gmail.com et en présentiel avec celles qui ont un joli sourire.




« Merci la photographie : les frères Lumière saisissent les images et embarquent dans le calme d'une bibliothèque. Livres bien rangés, revêtement absorbeur de chocs, les pas des curieux n'ont pas consistance à déranger. Alors I’outil sillonne, de son encre moderne façonne sur la surface plane la profondeur d’un regard. Il semble cheminer en tout sens mais son détenteur sait. Oriente. En posture de guide il gravite dans les hautes sphères de la perspective, des visages, de l'émotion d'une rencontre. Est-ce la sobriété ou l’intensité ? Le blanc est son meilleur appui du contraste même s'il n'est pas considéré comme une couleur. Monochrome le plus souvent. En rouge et noir cependant. Le duo joue au yin-yang. » Samantha

24 PATATES

Lui me devait 6 patates en 2023. Les intérêts ont couru. En 2025 douze. Maintenant en 2026 vingt-quatre. C’est une belle somme, j’en aurai bien besoin. Et avec un tel montant je pourrais arroser autour de moi. C’est une trompette, mais c’est un mafieux. Je ne sais pas si tu en a fréquenté dans ton boulot de serveur, mais ceux-là sont les plus dangereux. Alors moi je prévois de me le faire sur le papier. Dans ce cas je maîtrise tout mais c’est plus long. Tout un livre ça peut faire mal. Les Marlous. Je t’envoie le prologue. C’est sûrement un de mes textes les plus virulents. Vous n’y êtes pas tous les trois. Je n’ai pas envie d’écrire sur vous, je l’ai encore plus compris à la rédaction des deux lettres. Oui une était déjà rédigée, elle compte mais sans compter. Celle qui était destinée à la juge quand je suis passé devant le tribunal face à ta mère et qui m’a sauvé les miches. En premier il y a eu celle que j’ai écrit à ta sœur Françine. Je me suis rendu compte qu’elle vous était destinée à tous les deux, alors j’en ai écrite une deuxième à ta destination, mais cette fois-ci je savais que je l’écrivais pour vous deux. Je me dis qu’en fait ces lettres seront lu un jour par Isaac votre petit frère. Bref, revenons à nos moutons. Le mec se fait appeler Lolo, de son vrai nom Laurent Rodriguez, il a grandi à Plan-de-Cuques. Il a une myriade de bars sur Marseille et à Paris aussi. Je ne peux pas aller le voir seul. Donc s’il y a urgence pour le pognon, on y va tous les trois avec ta sœur et toi. Je peux demander à Fabien que vous aviez rencontré quand vous étiez petits avec Françine. Le but serait de ne pas en venir aux mains. Si on avait Laurent Debono avec nous ce serait génial, mais là c’est encore moins sûr que Fabien. Donc littéraire ou belliqueaire ?



SAMARITAIN
— Hey!
— Hey!
— Ça va Julien ?
— Ça va et toi Greg ?
— On l’a fait courte tu veux bien, je dois aller bosser.
— Toujours sur les toits de Marseille ?
— Et ailleurs. Toujours dans la tease l'artiste ?
— Tu sais qu’on va avoir toutes ses maisons et ses piscines.
— Tu parles de Lolo du Lounge Étoilé ?!
— Himself.
— Tu m’as fait jouer dans un de tes textes je m’en rappelle maintenant.
— Je ne suis pas sûr qu’il est bien compris.
— Développe.
— Il est le fusible de quelqu’un.
— Sans aucun doute.
— S’il ne joue plus son rôle que va-t-il se passer ?
— Ben il va se faire liquider. Mais c’est risqué pour toi aussi brother.
— Non. Je ne suis pas un bon samaritain. Je sais à qui me confronter.
— On dirait pas comme ça mais en fait tu es humble.
— Elle va bien ta fille ?
— Génial ! Elle a le même âge que la tienne.
— Faudrait qu’elles se rencontre.
— For sure. Du coup pour 2026 ce sera combien ?
— 24 patates.
— Hum, ça commence à être une somme plutôt rondelette l’artiste.
— Quand on pense que c’est parti de 3 000 €. Je ne pensais pas qu’un jour tu aurais pu être aussi patient.
— Quand ça paie.
— Allez j’y vais, à la prochaine l’ami.
— Tcho !

YOU ARE THE MEMORIES


“Hit him! Knock him over. With an attitude, with a word, with a look.”
Marlon Brando

Stevan Riley - Listen to me Marlon (2015)

LES MARLOUS

LE FLUX ET LE REFUS
tome 2

QUATRIÈME DE COUVERTURE

J'ai l'habitude de dire : « Je vais t'en mettre une et tu vas pouvoir te toucher les deux oreilles avec la même main. » Et tu me taquines sur la manière dont j'enroule mon pied gauche !? Parce que je dis aussi : « Pour l'instant tu as eu de la chance, je n'ai utilisé que mes paluches. Mais je peux te finir avec mes panards. » T'as oublié un truc mon Calimero de Bourgogne. La tête. Pourtant tu m'as vu l'utiliser et même la perdre quelques fois. J'ai deux souvenirs. 1984. L’Euro, 9 buts, mais un qui marque. Comme sur un terrain de tennis en montée au filet en décroisé. Je te laisse deviner lequel et contre qui. Si tu as un doute va sur Dailymotion. Et bien sûr 1993. J’y étais, j'avais 17 ans, c'était à Munich.

P.-S. Ça se finit toujours en 'i' ma parole. Platini, Boli, Rudi. Il m'a dit en CM1 : « Albert* comme Albert et Tinni(E) comme la poupée ». Monsieur Vidal, qui nous avait aussi fait part de son goût pour la peine de mort. S'il ne l'est pas aujourd'hui, on se doute bien de son vote.

* J'ai donc aussi des origines germaniques. Il m'a dit un jour : « Moi je m'appelle Mohamed, mais au Travail je suis nazi. »

BAR{ré(E)}(S)

ENREGISTREMENT OÙ NADIA ME HEURTE ET OÙ L’ON ENTEND LA TÊTE D’ISAAC TAPER CONTRE LA PORTE

— Tu m’obliges et tu sais que je ne veux pas.
— On fait bloc t’a dit ma sœur.
— Qui ça ?
— Tout le monde. Ta mère et ton père aussi. Tu as bien raison, c'est vraiment une lavette celui-là.
— Je n’ai plus l’ambition de la changer l’ivoirienne. Et lui…
— Appelle-moi la lionne de Montmartre !
— Certainement pas.
— Please, je n’y arrive pas.
— J’espère que la dispute que j’ai eu avec ma mère hier soir sera la dernière.
— C’est peine perdue mon amour. Elle n’admet pas de devoir se soigner. Tu pourras tenter de la ramener à la logique, elle rebondie sur les mots comme moi.
— J’ai déjà vécu ce que tu me fais subir Nadia. Je ne vais pas te laisser faire comme avec la mozambicaine.
— Je n’y arrive pas, help me.
— Si tu ne veux pas te soigner aussi, c’est peine perdue tout pareil.
— Tu as dit à ma sœur que mon père voulait que tu aies son contact, ce n’est pas vrai.
— True. Mais je m’en suis rendu compte hier. C’est lui qui veut mon contact que tu ne lui a pas donné.
— Tu n’en sais rien.
— Je présume. Mais je peux me tromper. Par contre j’ai le numéro de ta mère.
— Quoi !?
— Oui, tu me la donnais le même jour que celui de ta sœur pour les prévenir de la naissance d’Isaac.
— Quelle conne !
— Je ne lui enverrai pas l’enregistrement où tu me heurtes et où l’on entend la tête d’Isaac taper contre la porte.
— Je l’aime tellement.
— Non tu n’aimes pas. Tu en fais ta chose. Tu sais ce qui va se passer quand tu vas comprendre que tu es dos au mur et que même ma mort ne te sauvera pas ?
— Médée.
— J’ai tenté de l’expliquer à ta sœur.
— Je vais me soigner correctement promis. Toi tu n’as pas besoin, Michel le psychomotricien te l’a dit et il en connaît un rayon sur les maladies mentales.
— Il m’a invité à assister à l’une de ses séances hier. Il m’a présenté comme son stagiaire.
— Tu vas recommencer ?
— Sans aucun doute. Ce type est un pro.
— J’aurais à apprendre de lui.
— For sure. En attendant je veux pour ce week-end que ça s’arrête maintenant.
— C’est ce que tu as dit à Steevie et Françine dans ton dernier message que tu leur as envoyé. Vont-ils enfin t’écouter ?
— Je ne sais pas.
— Je vais te rendre le dessin vert avec Cécile dessus. Aussi la photo de ta bite et te rembourser le balais à chiottes qui t’a coûté un peu plus de 3 euros.
— Muito obrigado.

SINGLE 83 (1/1)
LA MÉGALOMANE


LA PETITE BOUQUINERIE DE QUARTIER

TU PEUX MONTRER MA TÊTE AU PEUPLE, ELLE EN VAUT LA PEINE


« Seul un comploteur, un ennemi du gouvernement, peut insulter ainsi. »
Roger Planchon

Andrzej Wajda - Danton (1984)

« Je parle anglais aux marchands, italien aux dames, français aux hommes, espagnol à Dieu et allemand à mon cheval. » Charles (1500-1558)

« À chaque époque ses références Julien. Aujourd’hui je dirai que je parle toujours espagnol à Dieu et allemand à mon cheval, mais anglais aux marchands tout autant qu’aux hommes et français aux dames. » Carlos

« Le racisme est une manière de déléguer à l’autre le dégoût de soi-même. » Robert




AFFICHE-FLYER QUI PARLE AUX MEUFS ET AUX MECS TOUT AUTANT QU'AUX MARCHANDS
AFFICHE-FLYER QUI PARLE À DIEU ET AUX HOMMES ET AUSSI AUX MARCHANDS
AFFICHE-FLYER QUI PARLAIT AUX FEMMES ET QUI AUJOURD'HUI CONTINUE AVEC LES HOMMES ET LES MARCHANDS
AFFICHE-FLYER QUI PARLE AUX CHINTOQUES ET AUX HOMMES TOUT AUTANT QU'AUX MARCHANDS
AFFICHE-FLYER QUI PARLE AUX JAPS ET AUX HOMMES ET TOUT PAREIL AUX MARCHANDS

ANU MA NTOLO NJAMA BEI NTOLONGE

PIM LE CHAT 1/1
« Ngwa ne bei ntolongi obi, Yaku ba yi ntolonge, ba ba yi ntolonge, Baka mu ba yi ntolonge, jeli de ni na ntolo. »

Roberto Fonseca Feat. Fatoumata Diawara - Bibisa (2013)
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